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lundi 14 juillet 2014

American dream

Ce qu'il y a de bien chaque fois que l'on est de passage aux Etats-Unis c'est l'impression de déjà vu. Malgré les changements, le temps qui passe n'efface pas les traces du rêve américain. Chicago n'échappe pas à la règle. En quelques jours, au gré de balades dans les rues des différents quartiers qui composent le centre ville, on retrouve tout ce qui fait qu'on se sent vraiment aux "States".

A suivre, une série de clichés (bravo pour le maniement de la polysémie) sur l'american way of life.

Le blues


La cuisine légère


Gâteaux de fête dans un supermarché
Passage par la cheesecake factory

Les belles carrosseries



Près de Lincoln ParkLocal licence plate 





Devant la tour du Chicago TribuneChargement de Bud sur State street 

Les nice bridesmaids





La croyance dans la technique au Museum of Science and Industry



Le légendaire zephir
Locomotive de 1868 


Le LEM d'Apollo 11Le hall de l'aile des transports 


Et, bien sûr, l'incontournable amour de la patrie


Affiche de propagande de 1943Sous-marin allemand capturé par la marine américaine

samedi 12 juillet 2014

Walking Chicago

Avec la fin du colloque, le périmètre de prospection a pu augmenter. Aujourd'hui, ce sont les quartiers nord que nous avons arpenté. A la différence des agglomérations françaises dans lesquelles les quartiers nord ont tendance à être les plus défavorisés (voir ici ou là), ceux de Chicago sont bien sous tous rapports. 
Le North Side est extrêmement résidentiel. Il concentre les parcs publics, notamment Lincoln Park, le plus grand parc public de la ville. Petit détail sympa en passant : le week end prochain, s'y tiendra le Festival du hot dog.





La visite au Chicago History Museum vaut la peine. C'est une véritable institution locale à la façade de style fédéral qui présente l'histoire de la ville depuis sa fondation et une exposition sur les trains "Chicago: crossroads of América". Un petit échantillon des deux thèmes : la première locomotive utilisée à Chicago avant même que la ville ne devienne un noeud ferroviaire et le chef indien Ne-Sa-Au-Quot ou, tout simplement, l'ours dans la fourche de l'arbre, de la tribu des Mesquakie, alliée aux anglais pour combattre les français.



    Petit plaisir personnel, au 2ème étage on peut voir une belle collection de photos de Vivian Maier qui a longtemps vécu à Chicago et dont j'ai déjà parlé ici.

Pour arriver au musée  depuis le Loop, on passe par la partie historique de la ville. Les bâtiment sont dans le style nouvelle Angleterre et les habitants très WASP.



   
     
L'ambiance est très bostonienne. Pas de gangs bien sûr, ni de bruits de sirènes ou de chantiers. En certains endroits, même les chiens ne sont pas admis. Au détour (si l'on peut dire étant donné qu'il n'y a que des angles droits) des rues Goethe ou Schiller, on trouve des petits trésors comme une maison aux fenêtres mauresques, un réverbère très 19ème siècle ou des mansions du plus bel effet.
   





Demain, back to Paris...
   
Credits: Aziza

vendredi 11 juillet 2014

Chicago, Day 2

Après un mercredi placé sous le signe du tourisme, les activités de la journée ont été beaucoup moins variées et beaucoup plus studieuses.
Tout ce qu'il convient de dire ici sur la conférence (SASE pour rappel) c'est qu'elle nous fait prendre, une fois de plus, conscience de la misère de nos locaux.



Après avoir vu les tarifs, on comprend aussi un peu pourquoi. A 23 000 dollars le master executive de 3 jours, ça laisse tout de même un peu de marge.

Le top - et vous allez vite comprendre que c'est le cas de le dire- de la journée a été l'apéro au bar du John Hancock center. Le "lounge", au 96ème étage de la tour offre une vue grandiose sur la ville et le lac. Le personnel est un peu rustique et l'option sourire n'est pas prévue mais on laisse vite de coté ces petits inconvénients pour profiter de la bière locale...



... et du spectacle.




mercredi 9 juillet 2014

Chicago, Day 1


Bon, je pense que les happy fews qui lisent ce blog le savent parce que cela fait des mois que je le claironne : je suis à Chicago avec mes coauteurs adorés pour la conférence SASE 2014. 

L'argument étant rappelé, il faut maintenant reconstituer le parcours de la journée. Parce que oui, nous sommes arrivés un jour avant le début du colloque, histoire de nous remettre un peu des 9 heures passées dans l'avion et d'absorber une partie des 7 heures de décalage horaire.
Nous avons été bien inspirés.
Le journée à commencé très très tôt. Réveillée vers 4 heures du matin, j'ai été prise de l'envie irrépressible de me dégourdir les jambes en allant faire une promenade le long de la Chicago River. La lumière était splendide et les rares joggers et promeneurs de chiens mettaient tout à fait dans l'ambiance des healthy chicagoans.
  
Mais ce qui ressort surtout de cette promenade c'est l'impression de se promener dans un musée d'architecture à ciel ouvert. Depuis l'adoption du plan Burnham en 1909, tous les plus grands architectes ont laissé des traces.
Le plan Burnham de 1909
  
  
Le génial Less is more Mies van der Rohe bien sur et ses tours à ossature d'acier recouvertes de verre tout en verticalité ou Louis Henry Sullivan, père de l'Ecole de Chicago (ben oui, il n'y a pas que Friedman et les monétaristes).



Il y a aussi et bien sûr Frank Lloyd Wright, certainement le plus grand de tous. Alors que Mies van der Rohe bâtit verticalement et privilégie les matériaux froids, FLW à qui l'on doit la théorie de l'architecture organique joue avec les horizontales, les plans bas et les matériaux naturels pour produire des bâtiments ouverts sur l'extérieur.



La fameuse skyline est une pure merveille. On peut même s'essayer à faire des combinaisons amusantes. Du style de cette superposition de fleurs des champs et des gratte ciels du bord du lac prise à partir du Lurie Garden, un coin champêtre dans Millenium Park.
  


  
A propos de Millenium Park, l'expression musée à ciel ouvert peut aussi tout à fait s'appliquer.
A l'origine, l'endroit était assez sinistré et surtout gâché par les voies de chemins de fer de la Compagnie centrale des chemins de fer de l'Illinois qui passaient à ciel ouvert et coupaient la ville en deux. On imagine le tableau en regardant au-delà de l'Art Institute. Lorsque la ville a récupéré les terrains elle a d'abord pensé à faire un parking avant que germe l'idée d'un park: 5 ans de travaux et 475 millions de dollars. Le résultat est là. Un parc immense initialement conçu par l'agence d'architecte Skidmore, Owings and Merrill, enrichi d'œuvres d'artistes contemporains et complété par d'autres architectes. Frank Gehry qui a conçu le proscenium et un espace d'orchestre pour un kiosque à musique ainsi qu'un pont piéton enjambant Columbus Drive. On reconnait ses volutes caractéristiques sur le bâtiment principal.
  


  
Anish Kapoor à qui l'on doit la spectaculaire et populaire Cloud Gate, une sculpture monumentale qui reflète le paysage qui l'entoure. Ce "Haricot" est composé de 168 plaques d'acier inoxydable polies soudées entre elles. L'effet est saisissant et au vu du monde qui se presse autour, la sculpture fait aujourd'hui partie des points de passage obligés d'une visite de la ville.
  


  
Un dernier exemple d'art dans la cité vient avec la Crown Fountain dessinée par l'artiste catalan Jaume Plensa. Environ 1000 visages de chicagoans sont projetées sur les murs de Led qui composent les deux grands monolithes. 
     
  
Pour le 10èm anniversaire du parc, Jaume Plensa a également prêté (?) d'autres oeuvres. Des statues monumentales de visages de femmes.


  
Evidemment, tout cela mène directement à l'énorme Art Institute of Chicago. L'aile moderne par laquelle on arrive a été construite entre Michigan Avenue and Columbus Drive. La, c'est Renzo Piano qui s'y est collé. Toutes les explications de la conception sont disponibles ICI et LA. Pour un résumé en photos, c'est ci-dessous que ça se passe.
  


  
Après une nuit quasi blanche et une bonne dizaine de kilomètres dans les baskets, il ne restait plus qu'à descendre Magnificent Mile pour que l'aperçu soit complet. Cette une portion de Michigan Avenue est à la carte Visa l'équivalent du triangle des Bermudes pour l'aéronautique. Je passe sur les boutiques de luxe et les department stores qui se succèdent pour n'en conserver que deux images. D'abord parce que je commence à fatiguer, ensuite parce qu'internet regorge de prises de vues du quartier. C'est la Fourth presbiterian church et son joli jardin. Un peu de spiritualité dans ce monde marchand.
Non, c'est juste une blague !
  

  
Dans quelques heures, la conférence commence. Je ne suis pas sure que j'aurai autant de photos à présenter demain.